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  • 25 août 2017

    Tambour Major et le cromlech du col de Pierrefite

    2 commentaires
    Décidément l'année 2017 sera placée sous le signe des cromlechs, ces alignements mégalithiques protohistoriques, généralement disposés en cercle, datés d'entre 2000 et 3000 avant notre ère, et dont ignore encore aujourd'hui la fonction exacte. Après avoir découvert en avril dernier ceux de la montagne d'Espiau, voici que mes pas m'ont tout récemment conduit au cromlech du col de Pierrefite, aux confins de la Haute Garonne et des Hautes-Pyrénnées.

    Situé à 1855 mètres d'altitude, l'accès à ce cromlech se fait de diverses manières. Soit en montant au Mont Né en arrivant du Bourg-d'Oueil (compter une bonne heure et demi de grimpette), soit en suivant sur 2 Km la piste qui part depuis le col de Balès - que les plus courageux grimpent à vélo.

    Pour par part, j'y suis parvenu au terme d'une très jolie randonnée sous forme de boucle partant du Bourg-d'Oueil, évoluant peu à peu dans les estives rythmées par le joyeux tintinabulement des vaches en villégiature en cette saison. Au fur et à mesure que l'on s'élève au milieu des odorantes prairies de bruyère, le paysage se dévoile et avec lui une vue incroyable sur une vaste portion des Pyrénnées.

    Au bout de quelques trois heures et demi de marche, la stature du cromlech apparaît au loin. Celui-ci est très beau, doté d'un mégalithe central d'environ un mètre quatrevingt. Là encore, c'est assez intrigant de se dire qu'il y a plusieurs millénaires des hommes se réunissaient ici, au milieu de pas grand chose...


    Vaguement anthropomorphique, l'allure de la pierre centrale évoquerait, selon les croyances locales, une bergère pétrifiée avec son chien et ses moutons. Les fées (les hadas, en patois) et leurs enfants (les hadeths) y viendraient la nuit, dit-on, danser autour...

    Ce cromlech est, en effet, au coeur de croyances locales encore vivaces. Il paraît que jusque dans les années 1950, les filles en quête d'un amoureux ou les femmes en mal d'enfant, allaient l'embrasser en chantant une chanson que rapporte Isaure Gratacos, fine connaisseuse des contes et légendes populaires des Pyrénnées : 
    "Peira Hita, bailha me 'ra pica hita"
    Pierre dressée, donne-moi une pine dressée.
    ou cette variante plus policée : 
    "Peira hita, peira bendita, balha me un peiro aireter"
    Pierre dressée, pierre bénie, donne-moi un bel héritier.
    Cela devait avoir quelque chose d'assez folklorique - et de transgressif au regard de la religion dominante - que de venir ici faire une ronde magique autour de ces pierres muettes pour leur demander un coup de bite fécond. Était-ce déjà ce que leur demandaient nos ancêtres il y a 2000 ans ? Peut-être faut-il le demander aux fées. 

    23 août 2017

    L'illusion de l'ombre

    7 commentaires
    Encore une fois tu t'es laissé bercer par des illusions. Tu es si naïf... Pourtant tu avais vu le vent tourner, les choses se dessiner progressivement autrement que de la manière dont tu les avais envisagées au premier abord. Comme des aspérités sur une feuille de papier glacé, tu as senti le discours de l'autre progressivement s'étioler, la trame de départ se défaire, le dessin se transfigurer. Changer.

    Tu n'as cependant pas voulu rebrousser chemin, ce qui t'a valu encore une fois - putain que tu es con - mille et une questions inutiles car tout était devant toi que tu n'as pas voulu voir. 

    Les faits étaient pourtant sous tes yeux, hurlant leur vérité de toute la force dont ils étaient capables. Encore une fois tu t'es laissé bercer par l'illusion de l'ombre. Et elle t'a mordu. Fort. 

    Maintenant tu as mal, blessé dans ton orgueil, ton aveuglement, ta folie, ta détresse. Tu te sens terriblement seul. Tes bras étouffent de cet océan de tendresse tendu vers le vide et auquel rien ni personne ne répond. Le néant crépusculaire que tu laisses autour de toi.

    A t'être trop caché dans l'ombre par peur d'avoir mal, tu as oublié qui elle était vraiment. Il est peut-être temps de te montrer et de sortir de certains méandres dans lesquels tu aimes à te volatiliser pour y devenir impalpable.

    Réveille-toi...

    15 août 2017

    La photo du mois : Effet gyroscopique

    17 commentaires
    Bonjour à tous, nous sommes déjà le 15 Août et c'est l'heure de notre rendez-vous mensuel avec la photo du mois.

    Je vous rappelle le principe du jeu : chaque mois les blogueurs participants publient une photo en fonction d'un thème donné à l'avance. Toutes les photos sont publiées sur les blogs respectifs des participants, le 15 de chaque mois, à midi, heure de Paris.

    Ce mois-ci CécileP a choisi un thème particulièrement difficile qui en a découragé plus d'un, puisqu'il s'agit de"Effet Gyroscopique"... rien que cela !

    Les indications pour bosser sur ce thème étaient les suivantes :
    C'est un effet qui apparaît à partir de 30 km/h et qui permet de tenir en équilibre. Il est rencontré dans différentes situations, à vous de trouver votre effet gyroscopique. 
    Voilà voilà voilà... Bon, j'aurais préféré un thème un peu plus simple et évident (c'était l'idée de départ de Olivier lorsqu'il a crée ce groupe, je vous renvoie à mes premières contributions sur ce point) comme Bleu, Rouge, Eau, Ca tourne... Mais non, pour cette fois-ci ce sera Effet gyroscopique. Qui sait, peut-être le mois prochain aurons-nous à traiter de la constante d'Avogadro ou des ensembles booléens... Mais en attendant, ce sera de l'effet gyroscopique dont il s'agit.

    Longtemps - jusqu'au 14 en fin de journée - je suis demeuré dans une abyssale perplexitude face à ce sujet dont je ne savais que faire et encore moins comment le prendre en photo. À moins de botter en touche...

    J'en étais à un point de désespoir proche de l'anéantissement le plus total lorsque soudain, pris d'un fulgurant éclair de génie, je me suis livré à cette petite expérience inédite que vous pouvez reproduire chez vous.

    1. Protocole expérimental :

    Soit un chat C, de corpulence moyenne, tendance princesse, option angora.
    Soit une banquette B de couleur bordeaux, d'un moelleux stardard.

    Disposons tout d'abord le chat C sur la banquette B.

    Appliquons maintenant une rotation R au chat C posé sur la banquette B de sorte à lui imprimer une force gyroscopique Fg qui devrait le maintenir en position statique Ps selon l'équation suivante :

    ∑[CB)]^ Fg  => Ps

    Que constate-t-on ?

    2. Constatations

    Malgré tous nos efforts, nous observons que le chat C n'est absolument pas réceptif à la force gyroscopique Fg qui devrait le maintenir en position statique Ps.

    Pire, le chat C entre dans un état de flasquitude Ef qui frise l'insolence...

    La preuve en image :
    Fig 1 : Le chat C dans un état de flasquitude insolente (Ef),
    n'est pas DU TOUT réceptif à l'effet giroscopique (Eg).
    3. Conclusion : Le chat C n'est pas du tout réceptif à l'effet gyroscopique Eg. Il semble que la force d'inertie Fi de le chat C absorbe toute veilléité rotationnelle et, de fait, toute propention à gyroscoper...

    Étonnant non ?

    Voilà, j'espère que cette petite expérience vous a plu et que vous en savez désormais d'avantage sur l'effet gyroscopique, très brillament illustré ce mois-ci (mais si, mais si).

    Le mois prochain, grâce à le chat, nous démontrerons la constante de Planck.

    Et ceux qui pourraient penser que le chat - que l'on voit beaucoup ces derniers temps dans la photo du mois - n'est qu'un prétexte à raconter n'importe quoi, sont des affreux jojos qui sentent mauvais des pieds. Na !

    La photo du mois continue chez les téméraires participants de ce mois-ci : Akaieric, Alban, Alexinparis, Amartia, Aude, BiGBuGS, Blogoth67, Brindille, Cara, Chiffons and Co, Christophe, Cricriyom from Paris, CécileP, Céline in Paris, Danièle.B, DelphineF, El Padawan, Escribouillages, François le Niçois, Frédéric, Gilsoub, Gine, Giselle 43, J'habite à Waterford, Josiane, Kellya, Krn, La Fille de l'Air, La Tribu de Chacha, Lau* des montagnes, Laurent Nicolas, Lavandine, Lavandine83, Lilousoleil, Lyonelk, magda627, Magouille, Mamysoren, Mirovinben, Morgane Byloos Photography, Nicky, Pat, Philae, Philisine Cave, Pilisi, Renepaulhenry, Shandara, Sous mon arbre, Xoliv', écri'turbulente.

    NB : Aucun chat C n'a été blessé lors des expérimentations relatées dans ce billet.

    11 août 2017

    Tom Of Finland - Le biopic

    6 commentaires
    Tom Of Finland
    Réalisé par Dome Karukoski.

    Avec : Pekka Strang, Lauri Tilkanen, Jessica Grabowsky...

    Genre : Biopic avec des dessins de gros zizis dedans.

    Durée : On ne t'a jamais dit que ce n'est pas la taille qui compte ?

    Synopsis : Dans la Finlande des années 1940, alors que RuPaul et Priscilla n'avaient pas encore été inventés, l'homophilie est encore plus répréhensible qu'être hipster ou que de porter des chaussettes avec des claquettes. Alors Touko se cache, comme tous ses semblables.

    En effet, Touko Laaksonen a deux passions dans la vie : sucer des bites et dessiner. Sur le front de guerre où il est mobilisé, il enfile l'uniforme d'officier, à défaut de pouvoir enfiler autre chose... même si le soir venu les buissons bruissent de murmures familiers.

    De retour au bercail la guerre finie, Touko est un simple dessinateur pour une agence publicitaire, propre sur lui et bien sous tous rapports. En apparence seulement car entre deux promenades nocturnes dans les parcs à observer les beautés de la faune locale, tout en évitant les policiers qui ont la matraque passablement facile, Touko danse la carioca dans des salons privés et dessine en secret des grosses brutes aux gourdins turgéscents. Mordu tout petit par un crayon radioactif, Touko est en effet doté d'un super pouvoir : celui de faire instantannément gonfler l'entrejambe de ses correligionnaires grâce à ses dessins de messieurs puissamment membrus.

    Touko Laaksonen ne le sait pas encore mais il sera... Illustrator Tom Of Finland ! 

    Extraits [attention, divulgâchages] :
    - Garde à vous !
    - Ho le gros canon que voilà...
    - Bonsoir, vous aimez les films de gladiateurs ?
    - Non, je chasse le faisan.
    - Was is das ?
    - Das ist eine grosse bite...
    ♪♫ Young man, there's no need to feel down
    I said young man, pick yourself off the ground
     ♪♫
    - Toc toc toc ?
    - Cours Forest, cours !
    - Vous aimez la chasse au faisan ?
    ♪♫ BoooOooorn in the U.S.A.♪♫ 

    L'avis de la rédaction : Avant de voir ce film je ne connaissais rien de la vie de Touko Laaksonen, alias Tom Of Finland, hormis les dessins très ronds de ses grosses brutes abondamment membrées à la sexualité décomplexée. Et je dois dire que, grâce à ce film, j'ai beaucoup  appris, tant sur la vie de Touko que sur ce que pouvait signifier être gay dans un pays où l'homosexualité était une grave infraction pénale.

    Plutôt contemplatif, servi par une photographie absolument magnifique, parfois cru sans jamais être gratuitement vulgaire, Tom Of Finland nous plonge dans la génèse du personnage de Tom et nous dévoile comment Touko, dessinateur publicitaire, deviendra le célebrissime Tom Of Finland au gré de ses déboires, de la découverte fortuite de sa notoriété hors de son pays, en même temps qu'il offre une formidable plongée dans l'histoire de la culture Gay, de ses codes et de ses angoisses des années sida. 

    Le biopic nous renvoie en effet à cette époque pas si lointainte où être gay pouvait signifier courir le risque de se faire casser la gueule à tout moment, où la seule manière de vivre sa sexualité était de se cacher de tout le monde, de vivre dans la peur quotidienne des arrestations musclées et des déscentes de police. Une époque où, loin des applications téléphoniques modernes, recontrer d'autres garçons était toute une aventure. Le film a au moins cette vertu pédagogique de montrer dans toute sa violence le quotidien des homosexuels d'alors. Un passé qui n'est qu'à un jet de pierre de notre présent. Ne l'oublions pas, à défaut de l'avoir vécu.

    Corrolairement, j'ai également beaucoup appris sur le sens de l'oeuvre de Tom, sur le pourquoi de ses personnages de bûcherons, de policiers à moto, de marins et motards habillés de cuir, et du mythique Kake dont on saluera les apparitions ponctuelles. 

    En effet, au-delà de l'obsénité apparente des dessins pornographiques à vocation notamment masturbatoire de Tom, se cache la souffrance et la frustration d'un homme et, avec lui, de milliers d'autres à qui la loi interdisait de vivre librement leur sexualité. Dessiner ses fantasmes les plus fous, à défaut de pouvoir seulement les effleurer du bout des mains, pour ne pas devenir complètement fou tant l'oppression sociale est pesante. Situation effroyable lorsque l'on y pense. Le film est à cet égard indispensable.

    Tom Of Finland pêche toutefois à de multiples égards. Ainsi l'on regrettera que la relation ambiguë de Touko avec sa soeur ne bénéficie pas de plus amples développements. C'était pourtant un axe très interessant et probablement fort instructif sur l'arrière plan socio-culturel de la Finlande de l'époque et, par extrapolation, de certainement beaucoup d'autres pays dont le nôtre. De même, la mort de son compagnon est étrangement expédiée en quelques secondes seulement. La question du dénouement de ses déboires financiers et de la gestion de sa notoriété aurait également pu recevoir quelques éléments explicatifs complémentaires... 

    Surtout, loin de retracer toute la vie de Touko, Tom Of Finland  s'arrête en 1978, limitant son propos à la seule génèse de celui qui sera, par la suite, mondialement connu sous le pseudonyme de Tom Of Finland. Soit... Nous ne saurons donc rien de ce qu'il est advenu ensuite tant de la communauté homosexuelle en Finlande dont les dessins de Tom ont chamboulé partout ailleurs les codes, ni de la réception mitigée de son oeuvre par ses pairs. Malgré les deux heures que dure le film, il y aurait pourtant eu encore beaucoup à dire. 

    En conclusion : Sans être un grand film et à défaut d'ètre complet, Tom Of Finland ouvre une fenêtre bienvenue sur un dessinateur complètement culte et incontournable de la culture Gay, et nous replonge avec effroi dans une période charnière qui - même si ce n'en est pas le sujet - a vu naître la Gay-Pride, manifestation dont on comprend toute l'importance qu'elle pouvait revêtir alors et dont on mesure d'autant mieux le sens à lui donner aujourd'hui. Et rien que pour cela, ce film mérite d'être vu par tous.

    Note de la rédaction : Jockstrap en zèbre mention bottes de cuir.

    1 août 2017

    #Radioblogueurs2017 : Respirez !

    3 commentaires

    Fichtre diantre ! Nous somme déjà le 1er août (déjà ? Oui, déjà !) la Radio de l'été des Blogueurs (les règles du jeu sont ici) a ouvert ses ondes depuis plus d'un mois et demi et je n'ai toujours pas remis ma contribution...

    Taggué par Nekkonezumi qui me refile la gamelle croquettes chaudes (non je ne proposerai pas le Duo des chats de Rossini, même dans cette version drôlissime) et sommé par le taulier de me tenir à carreau sous peine de représailles (ben quoi, elle était bien ma contribution de l'an dernier, non ?) ma participation de l'été 2017 sera donc un peu plus sage.

    Elle sera à l'image de mon weekeend en famille : plein de douceur,  d'enfants qui sautent dans la piscine, de soirées dans le jardin, de grillades au feu de bois, de nuits étoilées, de soleils couchants et de discussions jusqu'à pas d'heure à parler de tout, de rien, du sens de la vie, du temps qui passe, des souvenirs d'enfance, et de mille autres choses sans importances et donc parfaitement fondamentales...

    Une bouffée de sérénitude dans un océan de stress quotidien. Just breathe... Ca fait un bien fou.

    Télépopmusik : Breathe